02 janvier 2008
21 décembre 2007
LETTRE AU MEDIATEUR
Pour le Stade de la Praille
Genève, le 19.12.07
Monsieur Gérard Page
Médiateur suppléant
CHA-DAJ
Case 3964 - 1211 Genève 3
Concerne : LIPAD-RIAD/8_2007-2008_FEC-ACG
Monsieur,
Votre courrier du 14 décembre courant a retenu toute notre attention.
Vous soulignez avec raison que les décisions des Tribunaux concernant nos recours sont déjà connues, alors que nous n'avons toujours pas pu obtenir les documents que nous réclamons en vain depuis le début de nos démarches.
Cette rétention d'information, qui perdure au-delà des dates des prononcés des tribunaux, ne saurait invalider notre demande auprès de vous, sauf à justifier une pratique qui empêche les justiciables de défendre leur cause, faute d'informations pertinentes.
C'est pourquoi nous jugeons nécessaire de maintenir notre demande, tant pour le principe, que pour nous permettre une éventuelle nouvelle démarche juridique, au cas où les documents que nous attendons viendraient à ne pas correspondre aux allégations soit du Conseil d'Etat, soit du FEC, soit encore de l'ACG.
Nous vous remercions de bien vouloir nous indiquer si une demande de citoyen ou de citoyenne auprès de votre instance est susceptible ou non d'entraîner des frais de leur part.
Veuillez agréer, Monsieur, nos salutations distinguées.
19 décembre 2007
Lettre à la Cour des Comptes
Case postale 2003 - 1211 Genève 2
Genève, le 12.12.07
Mme Antoinette Stalder,
Présidente de la Cour des comptes
27 Bd. Helvétique
CP 31 59 - 1211 Genève 3
Concerne : dépenses publiques au bénéfice des manifestations de l'UEFA
Madame la Présidente,
Permettez-nous, par la présente, de demander à la Cour des Comptes d'étudier le montant des diverses dépenses publiques induites par les manifestations de l'UEFA et de nous en fournir un décompte détaillé.
En effet, nous souhaitons connaître le montant exact du financement public des frais occasionnés par les manifestations prévues pour les trois matchs de l'UEFA à Genève, notamment :
· le coût des nouveaux équipements effectués au stade de la Praille, à la demande de l'UEFA
· le coût des heures de travail effectuées par les services de police, y compris celui des heures supplémentaires déjà annoncées
· le coût des aménagements des festivités prévues sur la Plaine de Plainpalais et au Bout du Monde
· le coût des aménagements pour l'accueil spécifique des visiteurs venus d'ailleurs
· le coût de l'aménagement des sanitaires
· le coût des installations de santé et du personnel médical
· le coût de toute autre dépense publique liée à ces manifestations.
En vous remerciant de l'attention que vous porterez à la présente, nous vous prions d'agréer, Madame la Présidente, nos salutations distinguées.
17 décembre 2007
Lettre à des magistrats municipaux
Case postale 2003 - 1211 Genève 2
Genève, le 12.12.07
M. P.Mugny, Maire de la Ville
Mme. François Joliat , Maire de Confignon
M. René Longet, Maire d'Onex
Mme. Jeannine de Haller, Maire de Carouge
Concerne : nouvelle manœuvre du Conseil d'Etat visant à financer une fondation de droit privé avec de l'argent public
Mesdames, Messieurs,
En janvier dernier, le Conseil d'Etat a une première fois utilisé le Fonds d'équipement communal (FEC) pour octroyer 11 millions d'argent public à la Fondation de droit privé du Stade de la Praille, en évitant par cette manœuvre de devoir déposer un projet de loi devant le Grand Conseil.
Nous apprenons qu'il entend renouveler cette manœuvre aujourd'hui, en demandant au FEC de financer les nouveaux travaux exigés par l'UEFA pour le Stade, à hauteur de 8 millions.
Nous estimons qu'une fondation de droit privé n'a pas à bénéficier de l'argent public.
Nous relevons que la loi 10077 à laquelle se réfère le Conseil d'Etat n'est pas respectée, du fait que la Fondation du Stade de la Praille n'est pas un équipement public et ne peut dès lors être comparée aux TPG, exemple pris à l'époque par le Conseil d'Etat devant le Grand Conseil pour faire passer cette loi.
Nous relevons que cette loi précise qu'à l'avenir les projets cantonaux financés par le FEC devront être inscrits au budget de l'Etat, ce qui signifie qu'ils devront faire l'objet d'un projet de loi, avec possibilité pour le peuple de se prononcer.
Nous rappelons qu'en avril 2005, les citoyennes et citoyens de la Ville refusaient à 75% un prêt de 2,5 millions à la Fondation du Stade de la Praille.
Nous savons que les communes, seules, peuvent s'opposer à l'acceptation par le FEC d'une telle affectation de 8 millions et, le cas échéant, avoir qualité pour recourir devant les tribunaux.
C'est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir exiger du Conseil d'Etat qu'il respecte la loi et passe par une décision du Grand Conseil, en vous opposant à toute autre procédure.
En vous remerciant de l'attention que vous porterez à ce courrier, nous vous présentons, Mesdames, Messieurs, nos salutations distinguées.
15 décembre 2007
Pétition au Conseil municipal de la Ville
PETITION
Pour la transparence des dépenses financières de la Ville occasionnées par les manifestations de l'UEFA
Les personnes sous signées considèrent que :
· les manifestations de l'UEFA occasionneront d'importantes dépenses
· ces différents dépenses seront noyées dans divers postes du budget de la Ville
· les citoyennes et les citoyens de la Ville ont intérêt à connaître le montant total des dépenses publiques induites par les manifestations de l'UEFA.
Elles demandent au Conseil Municipal de la Ville de fournir aux citoyennes et aux citoyens de la Ville un décompte détaillé des coûts occasionnés par les manifestations de l'UEFA, une fois celles-ci terminées, notamment le coût :
· des heures de travail effectuées par les employé-e-s de la Ville en général
· des heures de travail effectuées par les ASM et les AM
· des heures de travail effectuées par le service du SIS
· des heures de travail effectuées par le service de la Protection Civile
· des heures de travail de la Voirie
· du total des heures supplémentaires accomplies
· des festivités prévues sur la Plaine de Plainpalais et au Bout du Monde, ainsi qu'au Palladium
· des aménagements pour l'accueil spécifique des visiteurs venus d'ailleurs
· de l'aménagement des sanitaires
· des installations de santé et du personnel médical
· de toute autre dépense publique liée à ces manifestations (cadeaux, frais de déplacement, frais administratifs, frais de publicité, etc).
Nom Prénom Adresse Signature
Case postale2003-1211 Genève 2
Genève, le 22.12.07
14 décembre 2007
Lettre aux partis de l'Alternative
Comité de citoyennes et de citoyens contre tout nouveau crédit public pour le stade de la Praille
Case postale 2003 – 1211 Genève
Aux Président-e-s des Partis de l’Alternative
Concerne : nouvelle manœuvre du Conseil d’Etat visant à financer une fondation de droit
privé avec de l’argent public
Mesdames, Messieurs,
En janvier dernier, le Conseil d’Etat a une première fois utilisé le Fonds d’équipement communal (FEC) pour octroyer 11 millions d’argent public à la Fondation de droit privé du Stade de la Praille, en évitant par cette manœuvre de devoir déposer un projet de loi devant le Grand Conseil.
Nous apprenons qu’il entend renouveler cette manœuvre aujourd’hui, en demandant au FEC de financer les nouveaux travaux exigés par l’UEFA pour le Stade, à hauteur de 8 millions.
Nous estimons qu’une fondation de droit privé n’a pas à bénéficier de l’argent public.
Nous relevons que la loi 10077 à laquelle se réfère le Conseil d’Etat n’est pas respectée, du fait que la Fondation du Stade de la Praille n’est pas un équipement public et ne peut dès lors être comparée aux TPG, exemple pris à l’époque par le Conseil d’Etat devant le Grand Conseil pour faire passer cette loi.
Nous relevons que cette loi précise qu’à l’avenir les projets cantonaux financés par le FEC devront être inscrits au budget de l’Etat, ce qui signifie qu’ils devront faire l’objet d’un projet de loi, avec possibilité pour le peuple de se prononcer.
Nous rappelons qu’en avril 2005, les citoyennes et citoyens de la Ville refusaient à 75% un prêt de 2,5 millions à la Fondation du Stade de la Praille.
Nous savons que les communes, seules, peuvent s’opposer à l’acceptation par le FEC d’une telle affectation de 8 millions et, le cas échéant, avoir qualité pour recourir devant les tribunaux.
C’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir demander à vos magistrates et magistrats des diverses communes du canton d’exiger du Conseil d’Etat qu’il respecte la loi et passe par une décision du Grand Conseil, ainsi que de s’opposer à toute autre procédure.
En vous remerciant de l’attention que vous porterez à ce courrier, nous vous présentons, Mesdames, Messieurs, nos salutations distinguées.
02 décembre 2007
JEUX OLYMPIQUES ET PIQUE ET COLERE GRAVE
Tu parles.
Moins d'un an avant l'ouverture des JO de Pekinb, le 8 août 2008, Amnesty International et Reporters sans frontières observent une intensification des violations des droits humains, et l'utilisation par les autorités des JO 2008 comme prétexte pour intensifier la répression. Ainsi, dans le cadre des opérations de "nettoyage" de Pekin, un recours accru à la détention sans jugement est constaté. Quant à la liberté d'expression, les seuls à avoir pu bééficier d'un petit relâchement de la répression sont les journalistes étrangers. Commentaire du Comité international olympique : on n'en a rien à cirer, c'est pas notre problème.
Ca n'a d'ailleurs jamais été son problème : le CIO a organisé des jeux à Rome sous la fascisme, à Berlin sous le nazisme, à Moscou sous le bréjnévisme, il peut en organiser à Pekin dans le régime de l'économie de marché à parti unique.
27 novembre 2007
europroxos
La coalition "Euro 08 contre la traite des femmes" annonce une "campagne de grande envergure contre la traite des femmes" à l'occasion de l'Eurofoot, pour rendre le "grand public (...) attentif à la nécessité de mieux protéger les victimes de la traite des femmes et de la prostitution forcée". La coalition va lancer une pétition demandant une meilleure protection des victimes et des témoins, pétition qui sera lancée dans la semaine du 8 mars, journée internationale des femmes, et qui sera accompagnée, jusqu'à l'Eurofoot, d'actions publiques (stands, manifestations etc...) puis, avant et pendant l'Euro, de la projection d'un spot, sur les écrans retransmettant les matches et, "si possible", à la télévision.
Au Grand Conseil genevois, une motion socialiste demandant un renforcement de la prévention et de la répression du proxénétisme lors de l'Eurofoot a été renvoyée le 28 juin à l'examen en commission judiciaire (à une voix de majorité, contre la droite qui n'en voulait pas, et contre le Conseiller d'ERtat socialiste Moutinot, qui n'en voyait pas l'utilité vu qu'il n'y a pas à Genève "de réseaux mafieux qui contrôlent la prostitution" et que la police fait déjà bien son travail. Pourtant, le chef de la section compétente à l'état-major de la police genevoise, Jean Nobs, déclarait une semaine auparavant dans GHI qu'on assistait à Genève à une véritable "explosion de la prostitution", avec 1500 prostituées, soit une fille pour 300 habitants, nourrissons et grabataires compris, ce qui représente plus du triple de la proportion normale pour une ville de la taille de Genève. Le nombre de prostituées recensées aurait été multiplié par vingt en cinq ans, et par quatre en un an, entre 2006 et 2007, du fait des bilatérales et de la libre circulation. Et Jean Nobs d'ajouter qu'avec l'Eurofoot 2008, "il y aura plus de mendiants, plus de voleurs et plus de prostituées". Ce que précisément la droite parlementaire niait, et dont doutait le ministre de la police.
23 novembre 2007
Europoulets
Par ailleurs, la presse s'est faite l'écho de rumeurs selon lesquelles des militants islamistes arrêtés récemment en Autriche et au Canada projeteraient des attentats dans les villes hôtes de l'Euro, pendant l'Euro. Les autorités suisses et autrichiennes ont démenti.
A toutes fins utiles, nous adressons un message à Oussama Ben Laden : si vous voulez balancer un avion sur le stade de la Praille, faites-le quand il est vide. Vous n'aurez que l'embarras du choix du moment.
En attendant, le Conseiller fédéral Samuel Schmid et le Conseiller d'Etat Mark Muller se font rassurants : "l'Eurofoot ne prendra pas les allures d'un nouveau G8" ("Le Temps" du 24 août), "les vitrines genevoises ne seront pas barricadées" et l'Euro2008 sera "avant tout une fête populaire"... S'ils le disent...
Mais le G8, finalement, ça a bien été une grande fête populaire...
Selon le Conseiller fédéral Samuel Schmid, on surestime les risques de violences pendant l'Euro 2008 : 0,4 pour mille des spectateurs du Mondial 2006 ont été des perturbateurs (9000 interpellation pour, au total, 22 millions de spectateurs). Ce qui, sur 90'000 spectateurs attendus à Genève, fait tout de même entre 350 et 400 fouteurs de merde pour notre bonne ville.
Le canton de Genève va adhérer à un concordat intercantonal instituant des mesures contre la violence lors de manifestations sportives, concordat dont le texte est mis en consultation auprès des ministres cantonaux de la police. Le concordat prévoit des mesures d'interdiction de périmètres des obligations de se présenter à la police, des gardes à vue etc... Et si les cantons ne parvenaient pas à s'entendre, le Conseil fédéral agite la menace de légiférer lui-même pour sécuriser les stades.
La loi actuelle, en vigueur depuis janvier, prévoit déjà la création d'une banque de données (opérationnelle depuis le 1er mars) recensant les hooligans et la possibilité de les interdire de s'approcher d'un stade ou de se rendre à l'étranger. Elle prévoit aussi la possibilité de leur imposer de se présenter à la police, ou de les mettre en garde à vue (s'ils ont au moins 15 ans, les autres mesures s'appliquant dès l'âge de douze ans. Mais ce dispositif est limité dans le temps, et deviendrait caduc dès la fin 2009, d'où l'idée d'un concordat entre cantons, qui pourrait prendre la suite.
La grande fête populaire annoncée pour l'Euro 08 a une drôle de couleur (vert de gris) : Un engagement de police intercantonal "de dimensions exceptionnelles" est prévu pour l'Euro 2008, et une demande d'aide auprès de pays étrangers est possible "en dernier ressort", notamment pour un apport de flics allemands et français. Un seul match à risque devra mobiliser 900 policiers pour le seul maintien de l'ordre. De plus, les villes hôtes ont été invitées par notre glorieuse armée à préparer un "modèle de requête de soutien pour l'Euro-08" : le comique de la chose tient au fait qu'on se retrouve avec une armée si peu convaincue de sa propre utilité qu'elle va proposer ses services aux autorités civiles, pour des tâches ne relevant nullement d'une mission militaire. L'histoire du gros truc inutile à quoi on cherche désespérément une affectation utile, ça ne vous rappelle un peu l'histoire du stade de la Praille ?
20 novembre 2007
Petites nouvelles du racket
En revanche, le coût de l'appel à des flics étrangers (français et allemands) serait couvert. On est rassurés.
Le Conseil administratif Pierre Maudet assure qu'il va "remettre en cause" la pratique de la Ville de céder gratuitement l'usage du domaine public à des privés ("Tribune de Genève" du 21 septembre 2008), et qu'il va donc revenir sur les largesses de son prédécesseur, Andrà Hediger.
On verra ça lors de l'Euro 2008, quand la plaine de Plainpalais sera squattée par les organisateurs de la fête à beaufs.